Horst M. Rechelbacher : « Ma mission est ma vision »

J’ai choisi de vous faire partager cette conférence donnée il y a 10 ans car elle est tellement d’actualité !
Il s’agit d’extraits de 2 conférences données dans le cadre du Cosmoprof, à Bologne, avril 2010.

Pionnier de la « cosmétique verte » et visionnaire, Horst. M. Rechelbacher a fondé la marque Aveda avant de la revendre au groupe Lauder il y a 12 ans. Depuis, il a continué à œuvrer en lançant notamment une des 1ères gammes cosmétiques « edible » : Intelligent Nutrients, c’est à dire dont les ingrédients sont parfaitement reconnus et assimilables par l’organisme, à tel point que ceux-ci peuvent être directement ingérés. Il a par ailleurs sa propre ferme avec cultures biologiques dans le Wisconsin (US), qui produit les ingrédients contenus dans ses produits.

Voici quelques extraits « coup de poing » des propos  de ce « Visionary man », qui n’hésite pas à bousculer sérieusement l’industrie cosmétique en brandissant vérités et autres pavés dans la mare :

Le consommateur est maintenant un « consommateur avisé / intelligent » (« intelligent consumer »). La composition des produits devient clé – « label ingrédient », chacun veut savoir ce qu’il y a dedans.

Comment ne pas mettre en rapport la montée du tout chimique avec les nouvelles statistiques sur le cancer ? Un homme sur 2 meurt du cancer dans le monde occidental et une femme sur 3. La responsabilité directe des ingrédients contenus dans les cosmétiques est avérée, exemple : le rouge à lèvres appliqué sur les lèvres passe dans le sang via l’estomac. C’est un constat énorme. Le pouvoir est dans les mains des consommateurs pour faire changer les choses.

« Look good, feel good », voilà une revendication produit réjouissante. Je fais des produits pour apporter une réponse en ce sens. Il ne s’agit pas simplement d’avoir bonne mine, d’être belle, mais bien se stimuler, de donner de l’énergie au corps.

Les industriels ne doivent pas participer à rendre les gens malades ! Ils doivent au contraire fabriquer des produits qui soignent : « Healing products ». C’est un paradigme global.

Avec le nouvel activisme des consommateurs, les demandes évoluent. Il s’agit de leur apporter une réponse également physiologique (« Fit the skin in the holistic way »).

Ce que l’on met sur son corps doit être 100% safe. Une femme met en moyenne 21 produits sur son corps par jour (du gel douche au déodorant) ! Un homme 7.

Aux Etats-Unis il existe un label alimentaire biologique (certification USDA), je l’ai obtenu en cosmétique pour ma gamme Intelligent Nutrients. Les ingrédients proviennent de mes propres cultures fermières, ils sont bénéfiques pour l’organisme : « ecologically balance, 100% organically grown food ».

Donner au corps des ingrédients sains, ça c’est une rupture cosmétique. Le consommateur veut acheter plus que le produit. La transparence doit être totale, jusqu’à la communication.

Il est important de regarder de près le marché médical (« focus on medical market »). Les médecins sont les nouveaux enseignants de demain. Esthéticienne + médecin, c’est la combinaison gagnante. L’assemblage de compétences multi-sectorielles est l’avenir.

Si le luxe rend malade, il a intérêt à se remettre en cause.

Les marques doivent s’occuper de la santé, pas que de la beauté. La nouvelle donne de la beauté, c’est apprendre à se soigner.

Il s’agit de changer la manière de faire du business. Aujourd’hui il y a trop de copies de toutes ces marques industrielles avec un pseudo ingrédient naturel.
NB : extrait retranscrit par Pascale Brousse soumis à interprétation possible. Il ne s’agit pas d’une traduction littérale.

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